Le livre est génial mais le livre n’est vraiment pas terrible. Ils n’auraient jamais dû faire une adaptation ! On ne compte plus le nombre de fois où on a entendu ce genre de plainte émanant d’un spectateur après le visionnage d’un film adapté de son livre de chevet. 

 

Raison pour laquelle il est probablement préférable de rester à une distance raisonnable d’un chef d’oeuvre de la littérature pour éviter de courir le risque de s’attirer les foudres de millions de lecteurs. Même si certains considèrent qu’une mauvaise publicité vaut mieux que pas de publicité du tout. Des premiers retours négatifs peuvent être à double tranchant puisqu’il est possible de rebuter une partie des lecteurs et en attirer d’autres curieux de constater les différences entre le livre et son adaptation. Pour mieux participer aux concerts de critiques négatives se déroulant sur les réseaux sociaux. C’est ce qui est notamment arrivé au film Cinquante nuances de Grey, adoubé par ses nombreuses lectrices et descendu en flèche par les spectateurs ainsi que par la presse. Un journaliste des Cahiers du cinéma comparaissait le film à « un pathétique épisode de Greg le millionnaire dont le fonds sado-masochiste ne sert qu’à subvertir les codes de la comédie romantique en pliant chaque rebondissement aux clauses d’un contrat verrouillé jusque dans ses moindres détails ».

 

L’avantage à adapter un bon livre plutôt que de s’en prendre à un chef d’oeuvre (ou une réussite commerciale) réside dans le fait qu’il sera plus facile de proposer une adaptation d’une meilleure facture et dans le cas contraire, il se trouvera moins de monde pour crier son mécontentement. 

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