Parce qu’ils ont plus de moyens est peut-être la première réponse qui nous vient immédiatement à l’esprit… Alors oui, aucune série française n’a jamais dépensé les 25 millions de dollars par épisode de Band of Brothers ou les 8 millions de Games Of Thrones. Les séries hexagonales ont tout de même un coût avoisinant le millions d’euros (2,2 millions pour la saison 5 du Bureau des légendes). L’argument financier serait donc la seule explication du différentiel qualitatif entre séries américaine et française ? 

 

Chez LFEZ nous pensons qu’il ne s’agit pas uniquement d’une question de gros sous ou de talent car les scénaristes français n’ont rien à envier à leurs homologues américains et que l’explication est plutôt à aller chercher du côté de la production. En effet, nous soutenons que les producteurs français hésitent à sortir des sentiers battus afin de ne pas essuyer un échec financier. Cette aversion à la prise de risque n’est pas uniquement propre au cinéma et touche bien d’autres de la société française. En cause, la perception différente de « l’échec » des deux côtés de l’atlantique. 

 

Alors qu’aux Etats-Unis « L’échec fait partie intégrante du succès » dixit Robert Kyosaki et qu’il est considéré comme « une occasion de repartir à zéro intelligemment » selon Henry Ford, nous autres français avons plutôt tendance à être particulièrement prompts à clouer au pilori celui qui aurait le malheur d’essuyer un revers. C’est probablement pour cette raison que nous voyons régulièrement fleurir des pâles copies françaises de séries américaines plébiscitées par la critique et les spectateurs. Un producteur avec lequel j’ai échangé y a quelques années de cela me disait que les producteurs qui auraient refusé le synopsis d’une série mettant en scène un médecin, boiteux et accro aux produits stupéfiants sont ceux qui sont ensuite les plus enclins à commander une série s’en rapprochant le plus possible. 

 

Malgré toute cette défiance à l’égard de ce qui est nouveau, le monde de la série française nous apporte tout de même son lot de franches réussites. Brako, y a quelques années, Le bureau des légendes plus récemment et Lupin dernièrement. 

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